DF (Distrito Federal / Mexico City)

Après Queretaro dont je me sépare avec un peu d'émotion, il faut dire que la famille de Gustavo Daniel est très attachante, je me mets en route pour la capitale. On m'en parle comme d'un monstre tentaculaire crachant une fumée telle qu'on y verrait pas le ciel. Avec 23 millions d'habitants, c'est la deuxième ville la plus peuplée de la planète et si j'en crois les locaux, la première en superficie.

Déjà pas très à l'aise à Paris par rapport à cette histoire de traffic, je dois avouer qu'ici c'est un enfer. Ils n'ont pas le choix de superposer les routes les unes par dessus les autres pour tenter de fluidifier les vagues des heures d'entrées et sorties de bureaux. A certains endroits de la ville on observe 5 étages de routes... Avouons que c'est flippant!

Bref la ville du DF en elle même, bien qu'on puisse se rendre compte de sa richesse culturelle et nocturne, n'a pour moi pas grand intérêt. Comme Paris je lui donnerais ces attributs crus et sans appels: grand, sale, pressé, agressif.

Côté logement, nourriture, sorties, découvertes et culture  je peux compter sur Mélissa, l'amie d'un cousin.


Orgueil moi

On a tous des soucis.

Pour moi il y a deux types de problèmes que les gens rencontrent dans leur vie. Les vrais problèmes et ceux qu'on se crée soi même. J'ai en effet pas mal de soucis à régler et quand j'y pense ces soucis personnels sont des problèmes que je me suis moi même créés.

La première étape de la réflexion consiste à se rendre compte que quelque chose ne va pas. Dans mon cas ça se manifeste sous pas mal d'angles. Un besoin irrépressible d'attirer l'attention. La recherche d'adrénaline par la prise de risque quasi constante. Une anxiété grandissante vis a vis du futur et en particulier du fait de vieillir, regretter mes choix ou mes non choix.

"Fini ton assiette, dans le monde il y a des enfants qui meurent de faim", j'y pense souvent, utilisant ce mécanisme pour relativiser ma situation et littéralement tourner ces questionnements à l'absurde. Concrètement; pas de problèmes de santé, je suis jeune. Je ne pense pas être complètement débile ni horrible. Une famille unie qui Aime. Des amis qui me soutiennent. Des femmes extraordinaires sur ma route. Pas encore de problème d'argent. Je découvre le monde de la plus belle façon qui soit et je suis Libre. J'ai tout pour être heureux. Qu'est ce qui m'en empêche?

Pourquoi ai-je besoin d'escalader des immeubles, rouler à 100km/h derrière des fonctionnaires en intervention, pourquoi est-ce que j'ai besoin de me fixer des défis absurdes, de plus en plus intenses, qui finiront par me tuer ?. Pourquoi ai-je besoin de m'exiler si loin pour un chemin si long et si difficile? Pourquoi est-ce que j'aime tant quand la police me cours après. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me contenter d'un seul amour? Et surtout pourquoi ne trouvent-on dans mon inventaire aucune discipline présentent aux jeux olympiques? Je serais certainement un sacré champion!

Je pense, à ce stade du travail que je fais sur moi que je suis en fait lâche.  Je n'ai jamais aimé la compétition, c'est un peu comme si je me spécialisais dans des branches où je suis seul compétiteur, certainement une façon de m'assurer que je suis le meilleur. Trouver l'admiration auprès des autres et/ou peut être auprès de moi même...

Ce que je suis vraiment venu chercher à l'autre bout du monde c'est sûrement la confiance, la confiance en moi par l'expérience. J'ai l'intime conviction que durant ce voyage, je vais traverser une épreuve, sans doute l'épreuve la plus difficile que j'aurais à traverser dans ma vie. Une épreuve à l'issue de laquelle je n'aurais plus besoin de prouver et surtout de me prouver quoi que ce soit ainsi. Imagines moi, tout nu, dans la jungle, je devrais me lier d'amitié avec les singes de la forêt pour ne pas devenir fou. Je devrais tuer la panthère qui me traque. Je devrais sortir vivant de cette aventure. Une fois tout ceci traversé, je n'aurais plus jamais peur et j'aurais acquis sagesse et paix intérieure.

A l'heure qu'il est je sort de deux jours au cachot, des amis on du payer pour me faire sortir, j'ai le pied cassé et je me demande: "C'est quoi ton putain de problème mec!?".


Queretaro o ser gordo

Chez Dany, c'est un petit peu comme a NYC chez Kevin, pas vraiment d'horaires... Il fait beau... T'as faim? Tiens, bouffes une quesadilla! Le soir fex et rock'n'roll. Ca fait trois semaines que je suis ici, tu m'étonnes que j'ai du mal à décoller! A si, j'ai bien fait un truc de constructif pour les plus conservateurs d'entre vous. J'ai traduis mon CV!

Je me suis toujours dit avant de partir que pendant ce voyage il ne fallait pas que je me stress, c'est exactement ce à quoi je m'affaire en ce moment figurez vous! Ca fait du vrai bien, mais c'est pas exactement le même ressenti que pendant des vacances, c'est plus fort, certainement parce qu'il n'y a pas de date de fin.

J'ai repensé à cette histoire de plénitude, on peut y balancer un peu ce qu'on veut finalement... Aujourd'hui j'y ajoute la confiance en soi et peut être bien un poil de fierté. Comme me l'a fait remarquer une ancienne prof, le voyage c'est un peu comme un virus dont on ne peut pas se débarrasser. En y réfléchissant, moi je vois ça plutôt comme une saine addiction, un peu comme une thérapie ou de façon plus extrême la masturbation ou le sexe en général (je me perds...).

Quoi qu'il en soit, à Queretaro honnêtement j'ai rien a y faire. Bon, bon... Y'a QUAND MEME cette fille que j'ai rencontré à la plage. Mais sinon abbbbbsolument rien, je cuisine, je roller, je danse, je dors, je mange, je chante et compte mes histoires de petit voyageur.

Pour la suite, ça ne change pas de l'article précédent, l'objectif Chiapas se confirme vaguement, on sait juste pas encore trop si je vais être prof d'anglais, de français, de cross-fit ou si je vais bosser sur un site internet. Mais bon, vous me direz, à l'heure d'aujourd'hui c'est du détail!


Caminar en el aire

Après un mois dans les champs je m'envole à nouveau pour la suite de mon aventure. Je ressens plus que jamais l'appel de la route, j'ai fini ce que j'avais à faire à Uruapan. Comme un accomplissement, j'ai l'impression d'avoir rempli ma mission, le père de Charly est fier du changement qu'a apporté ce mois et Charly a retrouvé l'amour de sa vie dont il m'avait tant parlé.

Je passe noël 2012 en bonne compagnie avec la famille de Charly, je réalise dans un moment de solitude que c'est le premier noël que je passe loin des miens. Je ne peux m'empecher de penser au moment où je rentrerai, j'avoue que cette idée me travaille pas mal ces temps ci. Mais aujourd'hui il est encore incrédiblement tôt, tout ceci est hors sujet, il est juste temps que je continue mon chemin vers la plainitude.

Donc, à l'ordre du jour, Santiago de Quérétaro, j'y rencontré une fille de là bas, j'ai très envie de la revoir. C'est une splendide ville au centre du pays, pas si loin d Uruapan, je le fais dans la journée sans trop  d'encombres. Drôle d'oiseau tout de même...

Le boulot m'a rendu solide. J'ai de l'énergie à revendre, je bois l'eau du robinet sans soucis après avoir habitué mon organisme quotidiènement et mon sac parait moins lourd à présent. Mon coeur aussi. Je risque d'être au Mexique encore quelques temps, je projète de voir Mexico DF et Oxaca mais aussi de travailler à Cancun. J'ai également l'opportunité d'enseigner le français à Tec de Monterey, une université réputée, vers Chiapas. Ha, oui, parce que je vous ai pas dit!? Mon espagnol va genre... BEAUCOUP mieux! Du coup programme encore bien chargé pour un seul pays je sais, just following the red path.

Je trouverais.


Michuacan, yes we can!

J'adore l'avocat... Ca fait deux semaines que je bosse avec Carlos. On est beaucoup sur la route, faisant la navette entre Uruapan et les deux ranchs où l'on se charge des ravitaillements en essence et en outils... Je dois un peu pousser Charly pour qu'on bosse avec les gars, j'arrive a le convaincre de se bouger et petit a petit on apprend a jouer de la manchette (qui est en fait la guadaña dans cette partie du Mexique), le pied!

Dans cette région on doit rester vigilant, le cartel est très puissant ici et les enlèvements et les attaques à la bombe sont fréquents. La situation me rappelle une discussion que j'avais eu avec Luigi Rica a propos de la Mafia en Italie. Les producteurs payent ce qu'ils appellent la Cuota par hectares (environ 1000 pesos) en échange d'une prétendue protection. Malheur à ceux qui ne payent pas. La famille de Carlos a déjà perdu beaucoup d'amis.

On forme une fine équipe tous les deux, ça me projette quelques années en arrière quand jetais tout le temps fourré avec Roger... L'époque des 400 coups! Ma présence à du bon pour Carlos qui trouvait parfois le temps long. Pour ma part ya rien de mieux que de se poser pour quelque temps dans un même endroit et de se faire un nouvel ami! Apres presque 4 mois de voyage ça fait du bien de créer une relation de confiance solide. C'est aussi  l'occasion rêvée pour améliorer mon espagnol, Charly parle anglais, je progresse vite mais ya encore du boulot!

Le contraste que je vis ici est vraiment interessant. D'un cote je côtoie la riche famille de Charly qui me sort dans des endroits pas possibles, et de l'autre, je travaille avec les paysans dans les champs d'avocatiers. Deux mondes opposés. Très peu des gars avec qui je bosse on déjà voyage plus loin que la ville de Morelia, à une heure d'ici. J'assiste a un mariage traditionnel, tout le monde se mari super jeune dans ces petit bleds, ces deux là n'ont pas 20 ans. Les gars m'expliquent que c'est souvent la seule solution pour un jeune homme qui à naturellement besoin d'explorer les plaisirs de la chaire.

Coté santé jrai fait une rechute assez hard, je pouvais  plus avaler tellement mon angine était enflammée. J'ai eu droit un traitement de choc avant le dernier recours: "l'operation vous avez dit?!"... Pour le coup j'ai de la chance, quelque heures après que je me sois injecter le produit miracle ça va déjà mieux... Je suis maintenant guérri! On mange super sain et on fait du sport toute la sainte journée, rien de mieux pour récupérer et m'endurcir avant de continuer l'aventure!

Autre chose, un truc ici que ja-dor-heu (mais ça c'est mon cote narcissique), c'est que ou qu'on aille j'ai l'impression d'être genre un acteur ou un chanteur connu... Il faut dire qu'il n'y a vraiment pas du tout d'étrangés dans le coin.


Guadalajara

Après un temps à Hermosillo où je découvre certainement les meilleurs burritos de l'histoire de l'univers dans des cabanes de rue en compagnie de Martin mon hôte couchsurfing, je me mets en route pour Guadalajara. Encore toute une histoire, un chauffeur drogué qui ne peut pas s'empêcher de parler genre non stop... Le voyage dure 30 heures, j'en peux plus, lui nickel, il en a encore pour 6 heures jusqu'à Mexico DF et il ne s'est arrêté que deux fois sur la route, sont pas humains ces mexicains. Encore une fois la drogue c'est mal mvoyez, mais ça peut aider parfois!

Je rencontre les premiers Hippies mexicains à Guada, ils se cachent! Si vous voulez les voir ils sont au parque Rojo, proche de Juarez. Artistes, jongleurs, poêtes, musicos... J'ai l'impression d'être en à nouveau en Europe!
Je dors beaucoup au début dans la colloc de Liliana, après ça je fais des trucs ennuyants... Des trucs touristiques... Quoi que le marché San Juan de dios vaut vraiment le détour! J'ai d'ailleurs failli acheter un bébé chien dans les environs avant de me raisonner.

J'ai un plan pour le weekend, un autre couchsurfeur chez qui je suis resté une nuit me propose un trip pour Uruapan (Michuacan). Il va visiter ses parents et ses amis d'enfance. Ils sont tous issus de familles super riches, je crois que ces 5 gars et leurs familles possèdent la moitié de la ville. L'un d'entre eux est propriétaire d'un ranch d'avocatiers à 2 heures de la ville à côté d'un village de paysans qui vivent de la culture de l'or vert. On y passe une journée à sillonner l'endroit, déstabilisant, je crois que ça fait très longtemps qu'ils n'ont pas vu d'européens la haut!

J'ai envie d'en découvrir plus, j'ai l'impression de me retrouver projeté 100 ans en arrière, je tente et demande, c'est oui! Demain je pars pour les collines verdoyantes de Michoacan pour travailler avec les paysans contre le couvert et le logis dans la famille de Carlos!


Vamos a Hermosillo

Après quelques jours sur Tijuana (et un nouveau début de crève due à une bouteille de tequila de trop pour motif méditatif) je pars enfin pour le sud. Premier "ride" mexicain aux portes de la ville par un camionneur qui va à Mexicali, à 130 bornes de là.
Je ne sais pas trop où il me dépose, je suis les panneaux jusqu'à une intersection où un train de marchandise est sur le départ. Il va vers l'est, je monte sur le toit d'un wagon... Je me fait dégager par les gars du train quelques km plus loin, à la sortie de la ville en fait. Mexicali est aussi sur la frontière et est assez gangrenée, pas facile de trouver un spot. Je parviens finalement à me faire poser à st Louis depuis une station, c'est seulement à 100km, il est 17h, je suis partis à 7h30... Pas si facile.

Là bas je rencontre Carlos, en premier lieu septique, j'ai droit à un interrogatoire en espagnol avant qu'il m'embarque.
Encore un gros nerveux du macadam, il fait entre 15h et 20h de route par jour, il va a Mexico city et veut bien me poser à Hermosillo! On voyagera toute la nuit sur des routes défoncées, on s'arrête seulement quelques minutes pour le café dans des lieux insolites.
Vers 4h du mat on me présente la petite corruption. Alors qu'on est tranquillement entrain de pisser à côté du camion l'ors d'une rapide pause, un pickup déboule de nul part et deux espèces de commandos cagoulés, mitraillette au poing en sortent... "sérieux les gars?! Pour un ptit pipi?!", heuuuu je veux dire "disculpe seniores, no soy de aqui...", ici ça ne prend pas, ils veulent leur pot de vin et menacent à coup de 36h de trou. Pourquoi pas? Je joue l'imbécile, comme d'hab. Après de longues minutes de négoce, Carlos sent bien qu'on est sur le fil, il allonge 200 pesos.
On arrivera à Herosillo à 7h du mat, presque 24h sur la route pour faire seulement 8-900km. Pour l'heure je rejoins le centre dans un bus bondé, il me faut un cyber, mon contact ne répond pas...


Un petit boxon

La veille de passer la frontière de San Diego (USA) pour Tijuana je reçois un SMS pour un boulot sur Vegas... A ce moment précis je ne sais pas, je suis attendu à Tijuana, je ne peux pas décliner l'offre d'hébergement de cette amie de longue date rencontrée avec Massimo dans notre incroyable aventure sur el camino del norte (tu te souviens? Quelle bande de naze).
Mais je ne veux pas non plus décliner cette opportunité de faire encore un peu d'argent facile avant le sud où les salaires seront plus bas.

Du coup je passe la frontière tout même, on verra bien si on me laisse rerentrer, ça sera du coup l'évènement déterminant! Tijuana est sale mais j'aurais pensé plus malfamée. La ville est vraiment très nord-américanisée, et j'y retrouve la plupart des clichés auxquels nous sommes habitués! Super non? Tequila Sex y Marijuana! Le cote pratique de voyager comme je le fais c'est que je peux aussi bien me faire passer pour un touriste (relativement clean, poli, accent forcé) quand j'ai besoin d'aide ou bien pour un clochard (blanc sale, troué, pour la barbe par contre jpeux pas y faire grand chose) quand je suis pas d'humeur... Ce qui est cool c'est que je reste avec des locaux dans un quartier populaire, du coup j'ai vu une autre facette que celle-ci... et... mon espagnol est vraiment à chier!

Après quelques jours je remonte pour Vegas, je repasse la frontière à pieds, il parait que c'est très rapide! Du moins... plus qu'en voiture. Ca prend genre une heure, merci! Sur le chemin pour Vegas (qui théoriquement aurait du prendre 5-6h mais m'en prend en fait 15) je rencontre ce FA (Fédéral Agent) qui se bat contre le trafic de drogues et de personnes à la frontière, il en a quelques bonnes sur les exécutions et les agents doubles, exciting! Ce personnage contraste pas mal avec un autre ride quelques jours plus tôt que j'ai eu d'un dealer... Vive l'autostop!

Semaine épuisante sur Vegas, je sers beaucoup trop de shooteurs derrière un bar, chouette expérience mais tuante. Le jour du départ je tombe malade, j'appréhendais carrément ce moment. Pour le coup ça loupe pas, j'attends trois jours pour prendre mon premier médoc, t'as déjà dormi 20h d'affilées toi?... J'ai pris trop cher mais ça va mieux, je pense que je suis prêt à passer la frontière pour de bon, petits bobos d'une belle chute à rollers et maladie annuelle passée, Vamonos!


Vegas

Chad et Justin sont dans un grand appart à deux pas du Strip, l'artère principale avec tous ses casinos et hôtels de prestiges. Je prends le temps de m'y balader le premier jour. Je suis en fait partagé; d'un côté  la ville est belle et impressionnante, architecturalement parlant c'est grandiose, tout est fait pour en mettre plein la vue et déconnecter les visiteurs (seul endroit aux US où je vois des gens boire dans la rue!). De l'autre côté, voir tous ces gens dépenser leur blé dans ces machines sans même avoir l'air d'y prendre plaisir compte à mes yeux comme un grossier gaspillage, surtout quand on rencontre ce pauvre gars qui crève la dalle quelques blocs plus loin.

Je sais, c'est comme ça dans beaucoup d'endroits dans le monde et je ne sais pas quand je vais réussir à m'y faire, j'y travaille.Lire la suite


On refait le point

C'est vrai, j'ai tendance a romancer cette aventure en n'en tirant que le meilleur et les évènements les plus insolites et improbables.

Comme on a pu me le faire remarquer, j'ai oublié de parler de certaines galères dont le quotidien d'un petit globe trotteur est pavé. Le fait par exemple qu'il n'est (comme attendu) pas évident de ne pas avoir de chez soi pour pouvoir se cacher sous sa couverture pour quelques heures devant Tele Boutique Achat, de ne pas savoir où l'on va dormir la nuit d'après, quand sera la prochaine douche, le prochain lit ou canapé où l'on pourra passer une nuit sans coupures diverses ou encore les prochains chiottes dignes de ce nom.

Le fait de devoir parfois trainer son sac comme un boulet qui vous brise le bas du dos et lacère les épaules, de n'avoir personne à qui confier tout ceci. Le peu de confiance mis en moi par certains hôtes, les gens qui me donnent des rides et les regards méprisants des gens qui me prennent pour un chien perdu ou un clochard n'est pas toujours facile à encaisser non plus. Dans ce monde d'apparence je suis constamment contraint de justifier ce pourquoi je suis parti et ce que je suis entrain de faire et ce n'est pas systématiquement bien reçu ni bien interprété.Lire la suite